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50600 Saint-Hilaire du Harcouët Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche) |
Au début d’une nouvelle année scolaire, le rythme de la vie s’accélère toujours très vite. Mais c’est aussi un moment plein d’espérance car un nouveau départ est possible. On recommence avec des projets et l’envie de faire mieux. Cela est vrai du travail, de l’école et de la paroisse.
Pour la rentrée du catéchisme, les parents ont normalement reçu un courrier pour leur enfant, dans lequel nous annonçons, entre autres, les différentes réunions de rentrée à chaque lieu et à chaque niveau. Nous souhaitons ainsi resserrer nos liens avec les familles des enfants du catéchisme, et, de là, mieux relier la catéchèse à la vie de la communauté chrétienne, comme les évêques de France nous invitent à le faire.
Quand l’enfant entre en CE2, c’est à ce moment que se fait la première inscription au catéchisme. Nous entendons parfois : « Je n’oblige pas mon enfant à aller au catéchisme, c’est lui qui décide ». Pourtant, les choix essentiels, ce ne sont pas les enfants qui les font pour eux-mêmes, mais les parents, selon ce qu’ils estiment important. « Qu’est-ce qui est bon pour notre enfant ? Qu’est-ce qui va développer les richesses qui sont en lui ? » L’enfant ne sait pas encore bien ce qui est nécessaire pour lui. Sa liberté a besoin d’être formée, soutenue, stimulée, orientée pour devenir progressivement maîtresse d’elle-même.
Le catéchisme est-il un bien pour l’enfant ? Si l’enfant n’est pas baptisé cela semble important, pour qu’il puisse faire un choix réfléchi. S’il est baptisé, la grâce du baptême est déjà une richesse qu’il porte en lui. Il restera toujours une certaine frustration, ou inhibition, si cette richesse que ses parents ont choisi un jour de lui donner n’est pas développée. Obliger un enfant baptisé à aller au caté, ce n’est pas lui faire violence, c’est lui permettre de développer une richesse qui est en lui. La plus grande richesse même, je crois.
P. Henri Vallançon.