éditorial du 15 juin 2007
« Pas d’autre Dieu que moi,
de Dieu juste et sauveur, pas d’autre que moi. Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les pays de la terre », dit Dieu (Isaïe 45,21-22).
Cette conviction a été sans cesse ravivée par la parole des prophètes car le peuple d’Israël a toujours eu tendance au long de son histoire à mettre le Dieu vivant qui s’est révélé à lui au rang des autres religions environnantes.
On retrouve cette conviction forte chez l’Apôtre Pierre, peu après la Pentecôte : « Jésus-Christ le Nazaréen : il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4,12).
La connaissance authentique du Dieu unique, manifestée en Jésus de Nazareth, la liturgie qui permet d’entretenir des relations avec lui, tel est le trésor que Dieu confie à son peuple.
Dans notre société contemporaine, les visions de l’homme, du monde et de Dieu sont multiples. Les chrétiens ont la responsabilité d’entretenir une haute conscience de la grandeur du don qu’ils ont reçu : ils sont porteurs de la révélation du vrai Dieu et, de ce fait, de la seule voie de salut.
Ne laissons pas s’estomper en nous cette conscience.
Nous ne portons pas une proposition au milieu des multiples offres de spiritualité.
Dieu a manifesté le mystère de sa vie intime en Jésus-Christ. Il a fondé l’Église catholique pour que l’humanité puisse y participer. Pour cela, l’Église appelle tous les hommes à se convertir, recevoir le baptême, vivre conformément à ses instructions et ainsi être sauvés.