Paroisse de Saint Hilaire du Harcouët - Paroisse de Saint Martin de Landelles

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50600 Saint-Hilaire du Harcouët
Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche)

Homélie du dimanche 20 septembre 2009

25ème dimanche du temps ordinaire

Homélie de Père Pestour


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Je voudrais tout d’abord féliciter les parents qui ont accompagné leurs enfants ici à la messe aujourd’hui. Plus particulièrement, nous avons besoin d’entendre que Jésus demande à ses disciples d’accueillir en Son Nom les enfants. Que les accueillir, c’est l’accueillir Lui, et c’est accueillir Dieu le Père, Celui Qui a envoyé Jésus, donc, notre Père à tous.

Tout au long de l’année et aujourd’hui encore, comme hier soir, des enfants sont accueillis précisément à l’Eglise pour être baptisés, et le prêtre, comme l’a fait Jésus, à un moment du baptême, leur touche les oreilles, la bouche, et leur dit : « Ouvre-toi ! Que le Seigneur Jésus te donne d’écouter Sa Parole et de proclamer la foi. ». Dans « Ecouter la Parle de Dieu »donc les évangiles en particulier, proclamer la foi, dire « Je crois », et le dire surtout par toute sa vie, hé bien, ceux qui, les premiers après le baptême ont à écouter la Parole de Dieu, et à proclamer la foi par toute leur vie, hé bien ce sont les parents. Ce sont les parents, bien sûr, les premiers éducateurs. Et au début du baptême, le prêtre leur a dit : « Vous demandez le baptême pour votre enfant, vous devrez l’éduquer dans la foi. » Il ne dit pas : « Si vous voulez, vous pouvez éduquer… » Non, « Vous devez… »vous devez l’éduquer dans la foi, et lui apprendre à garder les commandements, pour qu’il aime Dieu et son prochain comme le Christ nous l’a enseigné. « Etes-vous conscients de cela ? »Et eux de répondre : « oui, nous le sommes. » Bon, parfois, je suis un petit peu sourd, et je redemande ce « oui » parce que j’ai mal entendu, ou il n’y a pas eu de réponse. Mais, ce « oui »constitue, vous l’avez compris, un engagement, un engagement pris devant Dieu, devant les parrains et marraines, devant les grands-parents bien sûr, les amis de la famille. Donc la première éducation chrétienne de l’enfant, elle est confiée aux parents dont l’exemple sera déterminant. Je pense aux premières prières, aux prières en famille aussi, la participation comme aujourd’hui à la messe dominicale, le témoignage de vie chrétienne, nous pourrions faire un développement… Pendant sept à huit ans, hé bien, ils auront donc à éveiller la vie spirituelle de l’enfant. Et cependant il existe des exceptions. Certains parents qui demandent le baptême de leur enfant ne sont pas eux-mêmes baptisés. Ils ne sont pas eux-mêmes chrétiens et cela paraît étonnant. Ni parfois le parrain et marraine… cela fait beaucoup, et dans ce cas que j’ai rencontré tout récemment, hé bien nous orientons ces parents vers une préparation au baptême à eux adultes, donc le catéchuménat. On ne peut pas faire autrement quand ni les parents, ni les parrain marraine ne sont pas baptisés et les grands-parents non plus. Mais je n’ai pas réussi à savoir quel était le sens de la démarche dans ce cas précis qui est quand même rarissime.

Quand aux enfants baptisés, hé bien vous le savez puisque vous êtes là, ils sont confiés dans leur septième ou huitième année, donc en CE2 en général, aux responsables de la catéchèse paroissiale, donc prêtres et catéchistes. Et pendant quatre années scolaires ils apprendront justement, à écouter, à comprendre et à assimiler, à leur niveau, la Parole de Jésus, la Parole de Dieu, la parole de l’Eglise bien sûr, et à proclamer la foi, pas tout seul, mais avec les camarades de leur âge. Et en même temps comme aujourd’hui, ils participeront à l’Eucharistie avec l’assemblée des baptisés, ces baptisés qui sont appelés par le Christ à sanctifier le jour du Seigneur, donc le dimanche, en Eglise, dont ils sont membres depuis leur baptême. Alors certains parents qui manquent de fidélité, à ce « oui » qu’ils ont prononcé le jour du baptême, les laissent interrompre, ou bien ne les bien ne les inscrivent pas du tout au catéchisme, donc il n’y a aucune initiation à la vie spirituelle, ou bien laissent leur enfant interrompre leur cheminement après une petite année scolaire de catéchisme. D’autres encore permettent à leur enfant de tout arrêter après la première communion, c’est-à-dire après la deuxième année de catéchèse. Cette année, les enfants baptisés d’une paroisse toute voisine de Saint Hilaire remporte malheureusement le pompon, puisque quatre sont inscrits en première année sur des classes de vingt élèves à peu près en classe, trois en deuxième année, alors que huit ont fait leur communion l’année dernière, et puis deux en troisième année, c’est-à-dire en CM2, donc, c’est vraiment le pompon de la déchristianisation, et du reniement de la foi….apparemment. Neuf enfants sur des classes qu’on peut totaliser au minimum à soixante, vous voyez. Je dois dire que nous, nous ne nous apercevons pas du recul de la foi, mais il est bien réel malheureusement. Alors, je rappelle au passage que si les aînés baptisés ne suivent pas le catéchisme, nous différons, nous allons différer le baptême des suivants, c’est sûr. Alors les parents ont du mal à comprendre. Mais ce n’est pas moi qui demande çà ! Si il n’y a pas d’espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la foi, nous devons différer le baptême. C’est arrivé plusieurs fois déjà ici et dans d’autres paroisses.

En ce qui concerne la première communion, il a été décidé qu’elle ne sera plus systématique. Certaines communions sont des petites farces ; on n’a jamais mis les pieds à l’église, on a aucune vie chrétienne en dehors de la petite heure de catéchèse, et on prétend faire une première communion, pour arrêter, après, tout, toute vie spirituelle. Donc, c’est terminé, la première communion ne sera plus systématique, et beaucoup moins solennisée extérieurement. On ne veut pas faire des farces solennelles, qu’est-ce vous voulez. Donc, selon son cheminement spirituel, et son assiduité chrétienne, plusieurs dates de communion seront proposées au cours de l’année, comme d’ailleurs ça se fait déjà dans beaucoup de paroisses. Alors c’est la concertation à la fois du prêtre, du catéchiste, des parents, et même de l’enfant qui déterminera de l’admission, car ce sera une admission, à la première communion. Ca n’est pas un droit. On ne fait pas n’importe quoi dans l’Eglise, même si on ne supporte plus du tout son autorité spirituelle.

Enfin, c’est en quatrième année, que se fait la profession de foi, donc en général en sixième, cette profession de foi que précisément, les parents, parrain et marraine ont faite le jour du baptême de leur enfant, à la place de leur enfant. Donc c’est à l’enfant de refaire cette profession de foi, et bien entendu, à son niveau, mais c’est la foi de l’Eglise, comme toute la foi de tous les sacrements. Donc, l’initiation chrétienne n’est pas terminée pour autant. L’initiation chrétienne, c’est le baptême, la confirmation, l’Eucharistie, que les gens appellent la communion. Donc, il en manque un, c’est la confirmation qui est un sacrement. On reçoit le Saint Esprit d’une manière tout à fait spéciale parce que c’est l’Evêque qui vient imposer les mains, et conférer le sacrement de confirmation. Donc, l’initiation chrétienne doit se poursuivre, par la préparation au sacrement de confirmation, c’est pas une affaire impossible. Donc, qui pourra, ce sacrement, à condition d’avoir été préparé sérieusement, donc pourra être reçu en classe de quatrième, disons à partir de la classe de la quatrième. Donc vous me direz, c’est pas un grand sermon, mais c’est utile. C’est le devoir du curé, même s’il ne fait pas plaisir, le curé n’est pas là pour faire plaisir, mais pour conduire les gens à la Vie de Dieu. Il n’est pas là pour faire plaisir. Donc, pendant cette messe, nous allons prier pour tous les éducateurs, pour les parents qui ont des enfants en âge scolaire, pour leur parrain marraine aussi, et aussi pour leurs grands-parents parce que les grands-parents ont un témoignage de foi, de vie chrétienne à donner, et nous savons qu’il est très important, encore plus peut-être à notre époque ou les familles sont parfois éloignées. Alors nous allons prier, puis pour tous ceux qui portent la charge aussi de la mission de l’Eglise : « Allez enseigner toutes les nations, allez enseigner toutes les nations, baptisez-les au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder mes commandements. » Alors, ne choisissons pas dans les paroles de Jésus ce qui nous convient, mais respectons jusqu’au bout Jésus dans Ses paroles, dans Ses conseils, Ses recommandations, et même ses commandements, pour la Vie Eternelle, amen.


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