Paroisse de Saint Hilaire du Harcouët - Paroisse de Saint Martin de Landelles

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50600 Saint-Hilaire du Harcouët
Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche)

Homélie du 5 juillet 2009

14ème dimanche du temps ordinaire

Homélie de Père Vallançon


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Jésus a passé trente années de vie cachée à Nazareth avec Marie et Joseph en étant pratiquement inconnu de son entourage, en menant la vie toute simple de chacun de nous, et après Son baptême, a commencé Son ministère public. A partir du moment où Il a commencé Son ministère public, Jésus devint rapidement très célèbre à cause de Ses nombreux miracles, et de Ses discours qui saisissaient le peuple. Et dans l’évangile que nous venons d’entendre, Jésus retourne à Nazareth au lieu de Sa vie cachée, au lieu où Il a passé trente ans. Il est allé à l’école de la synagogue. Donc Il retrouve tous ceux qui furent Ses camarades de classe, ceux qui L’ont connu comme charpentier fils de Marie, Ses frères même et Ses sœurs dit-on. Il s’agit en fait de Ses cousins, et cousines, selon l’usage du Moyen Orient. Donc Sa famille est là, et Ses proches qui L’ont bien connu. Ils disent : « Mais nous connaissons Jésus, c’est notre cousin germain, ou issu de germain, nous savons bien que c’est probablement un brave homme. » Mais ils ne reconnaissent pas la puissance divine de Jésus. Ils veulent bien d’un Jésus cousin, d’un Jésus qu’ils connaissent bien, mais ils ne veulent pas accueillir dans leur vie l’autorité divine de Jésus. Et c’est là justement que se fait la séparation. C’est aussi pour ça que Jésus ne peut pas accomplir de miracles, qu’au fond Son message, Sa grâce trouve obstacle parce que, même si ceux qu’Il a en face de Lui Le reconnaissent comme leur cousin, leur ami, ils ne Le reconnaissent pas comme Dieu. Ceci nous invite pour nous-même à une réflexion. Est-ce que nous reconnaissons réellement l’autorité divine de Jésus, et cherchons à tout Lui soumettre ? Nous voyons beaucoup de gens qui se disent chrétiens, et qui en fait pensent leur vie ordinaire, sans tenir compte des exigences du Christ, qui sont chrétiens une fois de temps en temps à la messe, pour une cérémonie ponctuelle, mais qui n’ont pas accueilli en eux la Seigneurie de Jésus Christ, qui n’ont pas reconnu Sa royauté, sa royauté, Son souverain pouvoir, qui commande sur tout ce qui est en nous. Et ta,t que nous n’avons pas perçu Jésus comme le Fils de Dieu Qui a souveraine autorité sur nous, à Qui nous devons totale obéissance, il n’y a même pas de foi chrétienne. C’est bien la leçon de cet évangile. Ceux qui voient juste dans le christianisme des valeurs, un attachement un peu vague, une religiosité superficielle de pratiques ponctuelles, mais qui véritablement ne considèrent pas Jésus comme le maître de leur vie, celui qui décide de chacun de leurs choix, hé bien il n’y a pas de foi chrétienne sans cet accueil véritable de la seigneurie du Christ. Souvent aussi on s’étonne pourquoi hé bien la foi chrétienne rayonne si peu. Et au cœur des lectures de ce dimanche il y a aussi cette interrogation sur la transmission de la parole de Dieu. La vocation du prophète Ezéchiel, Dieu lui dit : « Enseigne, parle à ce cœur, à ce peuple de cœur endurci, à ce peuple de rebelles ». Si nous n’accueillons pas en nous-mêmes, si nous n’avons pas avec Jésus ce rapport comme avec notre Seigneur, hé bien, ce que nous pourrons transmettre aux autres autour de nous, ne sera qu’un attachement un peu vague, Jésus comme cousin germain ou issu de germain, mais pas comme ce qu’Il est en vérité, c’est-à-dire le fils de Dieu. Voilà bien ce qui fait les saints, ce qui fait la sainteté. Et permettez-moi d’insister encore, il n’y a m^me pas de foi chrétienne, il n’y a pas de christianisme sans ce désir intérieur renouvelé sans cesse de sainteté, de conformité de notre vie à la parole du Christ. Les saints ont cherché à vivre le plus intensément possible cette ouverture de tout leur être à Dieu, à la puissance divine du Christ. Je voudrais pour finir vous lire une petite prière de Saint Ignace de Loyola qui donne bien cette ferveur spirituelle qui caractérise les saints, et, ferveur spirituelle aussi à laquelle nous sommes appelés pour être véritablement des disciples du Christ. Voici la prière que Saint Ignace dit au cours de ses exercices spirituels. « Prenez Seigneur, et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence, toute ma volonté. Recevez tout ce que j’ai, tout ce que je possède. C’est Vous Qui m’avez tout donné, à Vous Seigneur, je le rends. Donnez-moi seulement Votre Amour et Votre grâce, cela suffit à mon bonheur, je ne désire rien de plus. »

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