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50600 Saint-Hilaire du Harcouët Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche) |
Troisième dimanche de Pâques
La nouvelle de la résurrection de Jésus commençait à se répandre à travers le pays de Palestine, et plus particulièrement à Jérusalem, et dans les alentours. Les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur, quand il avait rompu le pain. En voilà deux qui étaient privilégiés, et qui n’en revenaient pas de cette rencontre, et de ce qui leur était arrivé. Mais, peu à peu, beaucoup d’autres découvrirent la même réalité. Le Christ, le Seigneur est vraiment ressuscité. Lui-même pour essayer de les convaincre, multiplie les rencontres et les preuves. « Mais oui, n’ayez pas peur, c’est bien Moi, touchez-Moi, regardez, reconnaissez-moi, voyez dans mon corps les plaies que m’ont laissé les juifs, lorsqu’ils m’on torturé ! » Il mange devant eux un morceau de poisson grillé, afin de montrer qu’Il est bien vivant, et qu’Il est bien l’un d’entre eux. Alors, hé bien oui, alors, ils veulent bien se rendre à l’évidence ; le Christ était ressuscité. Et c’était bien conforme à ce qu’Il avait annoncé, et à ce qu’Il avait rappelé : « Voyons rappelez-vous, il fallait que le Christ accomplît toute la loi de Moïse, les prophètes, et les psaumes. » et Il ajoute : « C’est vous qui en êtes les témoins. » C’est là si je puis dire que les choses se gâtent, car croire soi-même personnellement à la résurrection de Jésus, surtout si on a vu et touché, ça peut encore aller, mais essayer de faire croire cela à d’autres, c’est beaucoup plus difficile, et beaucoup plus ardu. Et pourtant, les apôtres finirent bien par être convaincus, que cette nouvelle excellente et extraordinaire qu’ils avaient trouvé, dont ils étaient les bénéficiaires, ils ne l’avaient pas reçu seulement pour eux, mais pour la communiquer à tous ceux qui voudraient bien l’entendre, et à travers eux, finalement au monde entier. Ils finirent bien par se convaincre, de cela aussi. Et Pierre réplique aux juifs qui l’interrogent, qui lui reprochent de parler de ce Jésus, qui met le désordre dans le peuple, Pierre répond, tout simplement : « Nous ne pouvons pas ne pas dire, ce que nous avons vu et entendu. » Depuis, la nouvelle s’en est allée à travers le monde comme dit une des hymnes de ce temps de Pâques. Elle s’est répandue dans tous les pays et sur toutes les terres, et elle a conquis une quantité infinie de cœurs qui ont accepté de recevoir cette nouvelle comme une bonne nouvelle, et d’accepter aussi qu’elle transforme leur vie. Par elle, le monde tout entier a été transformé. La lumière de Pâques a chassé les ténèbres. Elle a éclairé le chemin des hommes, le chemin qui conduit, non pas à la mort, comme le disent certains, mais à la vie. Le chemin qui finalement, dans le dessein de Dieu au moins, est un chemin de bonheur, parce que comme je le disais tout à l’heure, et comme le dit le psaume, le visage de Jésus s’illumine pour nous, et il illumine ainsi nos vies et nos cœurs. Pour trouver ce chemin, il suffit, comme l’indique Jésus, de relire l’écriture. Il leur ouvrit l’esprit, et Il leur fit comprendre les écritures. C’est là tout le ressort de l’annonce de Pâques et de l’annonce de la résurrection. Il faut relire l’écriture, découvrir la puissance de la parole, ce qu’elle nous a annoncé de la part de Dieu, et trouver avec elle et par elle la lumière qui peut nous conduire. Comme le dit Saint Jean, en celui qui garde fidèlement sa parole, l’Amour de Dieu atteint la perfection. C’est bien cela, que Jésus nous a à la fois montré, et mérité, au moment de Sa mort sur la croix. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Mais aussi, « Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Le Christ ressuscité n’est pas un inutile. Il n’est pas ressuscité simplement pour décorer nos églises et nos autels. Il est ressuscité pour prendre avec Lui et rassembler autour de Lui tous les hommes que Dieu Aime, afin de les conduire à Dieu, et de les conduire au salut. Ce qui fait le lien entre eux et Lui et le Père, c’est l’Amour, l’Amour de Dieu pour les hommes, l’amour des hommes pour Dieu. Saint Jean dit encore : « Celui qui aime, est né de Dieu ». Et Dieu finalement naît en lui, est né à travers cet homme là dans le cœur de beaucoup d’autres.
Alors, ne craignons pas tous les prophètes de malheurs, et tous ceux qui veulent nous faire croire que le monde est triste, qu’il est fait pour qu’on y soit malheureux, et que finalement, il ne conduit à rien. Au contraire, renouvelons notre foi en l’appel de Dieu, et en l’Amour de Dieu, et croyons que cet Amour de Dieu est plus fort que tout. Ne craignons pas que le mal et le malheur domine sur nous. L’apôtre Saint Jean encore nous rassure. Il dit : « Je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, c’est inévitable, si l’un de vous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père, Jésus Christ le juste. » Or, comme le déclare aussi Saint Pierre, c’est pour vous d’abord que Dieu a fait se lever Son serviteur Jésus, et qu’Il L’a envoyé pour vous bénir en détruisant en chacun vous les actions mauvaises. Mes frères, dans n’importe quelle situation qu’ils se trouvent, doivent toujours garder au cœur l’espérance que Dieu ne les trompe pas, et que la lumière de la résurrection du Christ, ne s’éteindra pas. Dieu a envoyé Son Fils pour nous sauver du mal et du péché, pour éclairer nos cœurs, et nous montrer le chemin, et pour faire déjà briller à nos yeux, la lumière éternelle qui doit couronner tout cela. Alors, que pourrions-nous désirer de plus. Regardons Jésus sur la croix, pour comprendre ce qu’Il a fait pour nous. Et contemplons aussi le Christ ressuscité, pour comprendre qu’Il est revenu nous apporter comme Il le dit, le bonheur et la paix. Oui, Jésus a montré que Dieu est plus puissant que le mal et le péché. Que le monde de ténèbres et de corruption disparaît et s’efface devant Lui, et que même les morts sont appelés eux aussi à ressusciter avec Lui. C’est cela mes frères qui fait notre force. C’est de cela que nous devons remercier le Seigneur. Comme le dit encore Saint Jean : « Qui donc est vainqueur du mal ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » En ce temps de Pâques, toutes ces belles vérités viennent de nous être à nouveau annoncées. Renouvelons nos cœurs dans la joie de Jésus Christ ressuscité. N’oublions pas qu’Il est toujours là et toujours présent, et que la lumière de Pâques ne s’éteint pas, mais qu’elle continue de briller pour le salut des hommes. Avec le Seigneur, proclamons notre foi. Libérés de nos péchés, ayons confiance en Dieu. Remplis de l’Amour de Dieu, aimons nos frères, afin que nous-mêmes, nos cœurs et nos vies, deviennent comme un reflet de la lumière du ressuscité, et qu’ainsi comme les apôtres, nous puissions être aux yeux du monde, des témoins de l’Amour et de la bonté de Dieu le Père pour tous les hommes, Amen.