Paroisse de Saint Hilaire du Harcouët - Paroisse de Saint Martin de Landelles

Accueil du site > Homélies > Homélie du 17 mai 2009
50600 Saint-Hilaire du Harcouët
Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche)

Homélie du 17 mai 2009

Sixième dimanche de Pâques

Homélie de Père Pestour
Télécharger 17mai09

Donc, cet évangile prolonge celui de dimanche dernier. Jésus nous demande de demeurer dans Son Amour, c’est-à-dire greffé en Lui, et ainsi d’aimer comme Lui même a aimé. C’est facile d’entendre ce commandement d’amour, nous y sommes habitués, mais, la transposition dans nos actions, est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît car il y a mille façons d’aimer, et paradoxalement peuvent recouvrir beaucoup de non amour. Aimer lorsque nous aidons les autres, aimer quand on veut faire plaisir, peut vite se transformer en un envahissement, et ne refléter qu’un besoin, disons, de reconnaissance, un besoin de gratification. Poursuivre pour autrui la justice peut masquer un besoin de pouvoir, et de contrôle aussi sur la vie des autres. Arrondir sans cesse les angles de nos relations traduit parfois une incapacité à accueillir la diversité dans ce qu’elle peut avoir, hé bien disons, de dérangeant. Semer de la joie pétillante et transformer les difficultés en évènements passagers peuvent révéler la peur de souffrir, et de s’engager durablement envers les autres. Et même, le don le plus total de soi, peut être perverti par des peurs et des intérêts inconscients. Donc, il n’est pas si simple de suivre les traces du Fils de Dieu dans un amour gratuit et parfait. Mais Jésus l’affirme, si nous demeurons en Lui, le Père nous accordera ce que nous Lui demandons. Alors comment demeurer en Jésus ? Le mieux possible. Il faut une première attitude, et c’est la seule que je développerai, l’attitude de base, celle que Sainte Thérèse nous donne, nous indique : la parabole de l’ascenseur. Dans cette parabole de l’ascenseur, on dit, « je voudrais un ascenseur pour m’élever jusqu ‘à Jésus, car je suis trop petite pour gravir l’escalier de la perfection. Alors j’ai demandé aux livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir, et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse éternelle, si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » Et voilà pourquoi la sainteté, dit-elle, reconnaître ma petitesse et m’abandonner comme un enfant entre les bras du Bon Dieu. Et elle revient encore à cette image, quand elle nous montre une maman tout en haut de l’escalier de la maison, sur le plus haut degré, et qui touchée par les vains efforts de son enfant, de son tout petit enfant, qui n’arrive même pas à franchir la première marche, descend pour le porter dans ses bras. C’est ce que Dieu fait pour nous dans Sa paternité, une paternité toute maternelle, quand Il nous dit par le prophète Osée, « J’étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson contre leur joue ». Et c’est cela que fit et enseigna Jésus. Des gens qui Lui amenaient aussi des bébés, des tout petits, et voyant cela, les disciples les rabrouaient, mais Jésus les fit venir en disant « laissez les venir à Moi, le royaume des cieux est à ceux qui sont comme eux. » Et Il les prenait dans Ses bras et les bénissait. Donc notre attitude doit être, pas facile, d’être celle du nourrisson, l’image de l’impuissance totale, et de la dépendance totale. Il ne peut rien par lui-même. Il est donc aussi l’image de la confiance totale, de l’abandon total à la Providence paternelle. Mais avant que cette attitude de dépendance, et de confiance totale, ce n’est pas du tout à la mode aujourd’hui, puisque au fond, nous sommes plutôt pour notre indépendance totale, nous n’aimons pas obéir, nous n’aimons pas suivre les commandements des autres, les recommandations d’Amour de Jésus, et au fond, nous en faisons à notre tête. Et au fond, bon, nous sommes croyants, mais, nous ne tenons pas tellement compte de ce que le Seigneur nous dit de faire pour être heureux, pour vraiment L’aimer. Et donc, et en plus nous faisons confiance souvent à nos propres forces. Par moi-même, j’arriverai à monter l’escalier, je n’ai pas besoin d’ascenseur. Donc, essayons de retrouver l’esprit d’enfance, le véritable esprit d’enfance, et nous pourrons dire avec Saint Paul : « Je peux tout, je peux tout en Celui Qui me donne Sa force » Amen.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette