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50600 Saint-Hilaire du Harcouët Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche) |
cinquième dimanche de Pâques
La foi est une relation vitale qui nous unit à Jésus Christ. En prenant la comparaison de la vigne, une comparaison qui est très riche, Jésus indique à Ses apôtres ce qu’est l’Eglise. Jésus est comme le pied de la vigne, et l’Eglise, c’est tout ceux qui sont greffés sur ce pied. Si vous avez déjà vu une opération de greffe pour la vigne, il y a le pied sur lequel on greffe un sarment qui est souvent d’une autre variété que le pied, et ce sarment, c’est celui là qui porte le raisin. Et peu à peu, le pied et le sarment forment une seule vigne. Voilà ce que produit en nous le baptême, le baptême nous unit à Jésus Christ, et cette Vie du Christ ensuite circule en nous comme la sève dans la vigne. Est-ce que nous considérons réellement notre foi comme la Vie du Christ qui circule en nous ? Et cette Vie du Christ en nous produit du fruit comme la vigne produit du raisin. Les fruits ce sont toutes les œuvres que nous faisons, et qui traduisent la vie qui nous habite. Dans la deuxième lecture, nous entendions la recommandation de Saint Jean, il nous faut aimer, non pas avec des paroles et des discours, qui ne transforment pas grand-chose dans la réalité, et qui engagent peu, mais il nous faut aimer par des actes, et en vérité. Et c’est de cette manière là que nous témoignerons auprès de ceux qui nous entourent de la vie qui est en nous. Ce n’est pas d’abord par des paroles, même si souvent les paroles sont aussi nécessaires, c’est d’abord par la qualité des actes que nous produisons, des actes qui sont habités par cette vie du Christ Qui est en nous.
Jésus continue la comparaison de la vigne, en disant que Son Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, chacun de nous, et qui porte du fruit, Mon Père le nettoie pour qu’il en donne davantage. Qu’est-ce que cette opération de nettoyage de la vigne ? Hé bien, il s’agit de couper des parties du sarment pour qu’il repousse avec plus de vigueur. Le Père, en nous nettoyant, pour que nous portions davantage de fruits, c’est dans ce geste du vigneron qui coupe, qu’Il nettoie la vigne. C’est toutes les épreuves que nous pouvons connaître au cours de notre vie, tout ce qui nous ampute de quelque chose. Sachons y reconnaître une opération du Père, Qui nous dépouille de quelque chose, pour nous donner de porter davantage de fruits, davantage de fécondité.
Il y a aussi les sarments, dit Jésus, qui ne portent aucun fruit. Et le Père coupe ce sarment. Il sera ensuite mis au feu. Il y a là l’image de l’enfer pour ceux qui, en qui le baptême est mort, n’engendrent pas d’œuvres de vie. Et puis il y a aussi les sarments qui ne restent pas sur la vigne. Il y a là l’orgueil de celui qui pense pouvoir porter du fruit par lui-même. Et Jésus dit, hors de Moi, vous ne pouvez rien faire. Dans notre civilisation actuelle, cet orgueil de l’homme qui veut s’en sortir tout seul, qui veut produire des œuvres spectaculaires en ne comptant que sur ses propres forces, hé bien, cette parole de Jésus illustre bien cette tendance qui est très présente aujourd’hui. L’homme a produit dans notre civilisation actuelle des œuvres prodigieuses, mais bien souvent elles sont coupées de Jésus Christ. Jésus Christ est notre créateur, Il est aussi notre sauveur, sans Lui, toute œuvre humaine est inféconde. Toute œuvre humaine, tôt ou tard, finit dans la ruine.
Demandons au Seigneur en cette Eucharistie, de faire grandir en nous la foi, en la Vie qu’Il nous donne. Quand nous venons, nous approchons de l’autel pour recevoir l’Eucharistie, c’est réellement la sève Qui nous fait vivre, que nous recevons. Et cette sève porte en nous du fruit, cette sève vitalise toutes les œuvres que nous accomplissons ensuite au cours de la semaine, toutes les petites actions quotidiennes, tout ce qui fait notre vie de tous les jours, qui prend une nouvelle dimension quand c’est relié à la vigne, quand c’est relié à Jésus Christ, cela devient une œuvre d’Amour, cela devient un témoignage de la Vie de Dieu.