Paroisse de Saint Hilaire du Harcouët - Paroisse de Saint Martin de Landelles

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50600 Saint-Hilaire du Harcouët
Paroisse du diocèse de Coutances et Avranches (Manche)

Homélie de la messe du jour de Noël (25 décembre 2009)

Homélie de Père Lechaftois


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« Le Verbe S’est fait chair et Il a habité parmi nous » eh bien, cela a bien mal commencé. Il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtel, aussi, le fils de Dieu est né comme un enfant pauvre, ignoré de tous, sauf de quelques bergers, que les anges avaient opportunément réveillés. Saint Jean ne peut que constater tristement je qu’Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Voilà la réalité, que nous rappelons en cette fête de Noël. Et voici le mystère que fait pour cette fête de Noël : Dieu a tant aimé le monde et qu’il a envoyé son fils, afin que, par Lui, le monde soit sauvé. Il était bien difficile de reconnaître en Jésus le fils de Dieu. Ses contemporains étaient déconcertés, et ils disaient, d’où Lui vient cette sagesse et ces grands miracles ? n’est-il pas le fils de Marie et de Joseph ? et les apôtres eux-mêmes, après la tempête apaisée l’interrogeaient : « qui est-il donc cet homme pour que même le vent et la mer lui obéissent ? les gardes du temple revenaient sans l’avoir arrêté, et disaient : « mais jamais homme n’a parlé comme cet homme » et les chefs eux, protestaient : « il blasphème, qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ? et pourtant, les signes ne manquaient pas. Lors de son baptême de sa transfiguration, la voix venue du ciel affirmait clairement « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé » les miracles manifestaient une puissance qu’il étonnait tout le monde. Et Jésus lui même un jour en donne le sens lorsqu’Il guérit le paralysé, après lui avoir pardonné ses péchés, Il précise : « c’est afin que vous sachiez que le fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés » Tout cela finit mal, il est un jour arrêté, jugé, condamné, mis à mort sur une croix. Voilà, c’est fait, c’est fini, nous en sommes débarrassés. Dans quelques mois on ne parlera plus de lui. Oui mais, au matin de Pâques, il reparaît vivant, et plusieurs fois ensuite, et Il dit aux apôtres affolés, et désemparés, « hé bien, regardez, approchez, touchez, et constatez que c’est bien Moi, et que Je suis bien vivant ! » Enfin, avant de les quitter, tout au dernier moment, et de remonter au ciel, définitivement, Il donne aux apôtres la mission de continuer ce qu’Il a commencé : « allez, enseignez toutes les nations, apprenez-leur tout ce que Je vous ai révélé, et baptisez- les pour en faire des fidèles, et pour les rassembler dans mon Eglise. Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Je n’aurais garde d’oublier, la plus extraordinaire de Ses actions, celles qu’Il a faite au soir du jeudi Saint, juste avant de mourir, quand Il a pris du pain, et qu’Il a dit : « Ceci est Mon corps », quand il a pris du vin, et qu’Il a dit « Ceci est Mon sang, , vous ferez cela en mémoire de Moi ». C’est le plus extraordinaire, parce qu’en effet, personne n’était capable de faire que, sous l’apparence du pain, ou d’un peu de vin, Dieu lui-même, soit présent. Et c’est par amour que Jésus a trouvé ce moyen pour rester parmi nous, d’une présence vraiment réelle dans notre monde tel qu’il est, et pour pouvoir venir vers nous et en nous par la communion, afin de nous transformer en Lui. Mes frères, tout ce que je viens de vous rappeler, c’est cela que nous appelons le mystère de l’incarnation, et que nous célébrons le jour de Noël. Cette double apparence de Jésus Christ comme un homme ordinaire, comme ce petit enfant né à Noël, et en même temps, comme le fils de Dieu venu du ciel pour éclairer la terre et pour entraîner derrière lui tous les hommes vers le salut est vers la vie éternelle. Comment ne pas faire de Noël, malgré tout ce qui pourrait nous pousser au contraire, une fête de joie, une fête de confiance, car si Jésus-Christ est présent parmi nous, comme il l’a été parmi ses contemporains, c’est signe que, même si ça ne se voit pas, la justice, l’amour, et la paix règnent dans le monde. Oui, nous le croyons. Cet enfant si frêle et si fragile est bien le fils de Dieu, le fils que Dieu nous a envoyé, et Il est bien venu non pas pour se promener, à travers le monde, mais pour apporter au monde les biens de la justice, de l’amour, et de la paix. En terminant, écoutons Saint-Augustin qui dit cela d’une très belle façon : « Tu serais mort pour l’éternité, s’Il n’était pas né dans le temps. Tu n’aurais jamais été libéré de la chair et du péché, s’Il n’avait pris la ressemblance du péché. Tu serais victime d’une misère sans fin s’il ne t’avait fait miséricorde. Tu n’aurais pas retrouvé la vie, s’il n’avait pas rejoint à mort. Tu aurais succombé s’Il n’était pas allé à ton secours. Tu aurais péri s’Il n’était pas venu près de toi dans le monde. » Et avec Saint-Jean, concluons : « Tous, nous avons eu part à Sa plénitude, et tous, nous avons reçu de lui grâces après grâces. » Amen.

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